Les relations nous précèdent. Elles façonnent la manière dont nous venons au monde, dont nous le traversons et dont nous comprenons notre place en son sein. Parler de territoire, c’est donc entrer en relation avec un tissu vivant de connexions — entre les corps, les mémoires, les langues et les écologies.
Cette édition du festival réunit des artistes dont les pratiques envisagent le territoire comme une condition plurielle et relationnelle, façonnée par les liens qui la soutiennent¹. Elle nous invite à habiter un plurivers de mondes interconnectés où les relations se déploient et se rejouent en continu². Le corps y apparaît comme un territoire traversé par la migration, la mémoire et les rapports de pouvoir. Les écologies mettent en lumière l’interdépendance entre les mondes humains et plus-qu’humains. Les espaces de frontière et de seuil révèlent la complexité des identités translocales et des conditions hybrides.
Pour sa 18e édition, LatinArte se déploie comme une série de rencontres ouvertes, poreuses et en transformation. Les pratiques y sont mises en dialogue, permettant aux sens de se déplacer et aux relations d’émerger. Les programmes sont pensés de manière située et sensible aux contextes, ancrés dans les relations vécues et les réalités spécifiques. La médiation y opère à travers le dialogue, l’apprentissage partagé et la co-construction des savoirs, créant des espaces où les connaissances se fabriquent dans la rencontre.
Au cours des 18 dernières années, le festival a cultivé des espaces de rencontre, de dialogue et d’échange qui continuent d’évoluer avec les communautés qu’il engage. Dans cette édition, la relationnalité est envisagée comme une pratique en devenir. Coexister, c’est demeurer en relation, se déplacer avec les autres, porter attention à ce qui se transforme, là où les contradictions restent actives, tenues et négociées.
Nous sommes territoire, dans ce sens, devient une invitation à rester présent·e dans ces connexions en mouvement et à participer au travail continu de tenir les mondes ensemble, à mesure qu’ils se transforment.
— Claudia Arana
¹ Arturo Escobar, Territories of Difference: Place, Movements, Life, Redes, Duke University Press, 2008.
² Marisol de la Cadena et Mario Blaser, A World of Many Worlds, Duke University Press, 2018.
L’exposition explore des tracés frontaliers comme des territoires de passage, de tension et de
transformation, en réfléchissant aux identités translocales et hybrides façonnées par les déplacements
entre territoires, espaces urbains et écosystèmes habités. À travers des expériences de l’entre-deux, les
artistes abordent les frontières comme des constructions géopolitiques, sociales, intimes et affectives, où
le soi et le collectif se reconfigurent continuellement, ouvrant la voie à de nouvelles formes de relation,
d’appartenance et de transformation.
Vernissage: 2 septembre 2026 à 17 h 30
Visite accompagnée: de la commissaire et l’artiste Gabi Lacoste : samedi 24 de 13 h 30 à 14 h 30 – billets gratuits requis.
L’exposition aborde le corps comme un territoire vivant où s’inscrivent l’identité, la mémoire, la migration,
les savoirs ancestraux et la résistance. À travers des perspectives queer, diasporiques et ancestrales,
les artistes affirment le corps comme un espace politique et relationnel qui conteste les systèmes
patriarcaux, porte des histoires hybrides incarnées et entre en relation avec les écosystèmes vivants par
le partage des connaissances situées et héritées.
Vernissage: 17 septembre 2026
Visite accompagnée et performance: de Claudia Bernal : dimanche 1er novembre de 14 h à 15 h 30
L’exposition propose la mémoire comme un élément qui se construit continuellement de manière
collective et relationnelle. Façonnée par des gestes de résistance, des transformations technologiques
ancrées dans le soin et l’exploration d’écosystèmes topographiques, la mémoire est abordée comme un
territoire à habiter, à protéger, à transmettre et à réactiver.
Vernissage: 20 octobre 2026
Visite accompagnée : 20 octobre de 17h30 à 18h30
Les spectacles d’Andy sont une célébration vibrante de la musique latino-américaine dans toute sa richesse. Véritable virtuose de la salsa, il se distingue par une interprétation empreinte de passion, une maîtrise éblouissante du piano et une présence scénique communicative qui captive le public du début à la fin. Proposés dans différentes formations, ses concerts offrent une expérience immersive et électrisante, alliant excellence musicale, énergie débordante et interaction avec le public. Chaque représentation est un voyage inoubliable au cœur des rythmes et de l’âme de la musique latine, laissant aux spectateurs un souvenir fort et l’envie d’y revenir.
En jaillissant de la terre, en parcourant les rivières, en s’évaporant dans les mers et en s’envolant dans les cieux. Cette sélection de courts-métrages expérimentaux montre les différentes façons dont la communauté latinx-canadienne s’identifie à son territoire. Ce parcours sera illustré par ces 6 courts-métrages.
SILBANDO (2025, Argentina/Canada, 4.47)
RHYTHMS OF MOTHER EARTH (2019, Canada, 2.29)
CORMORANT (2023, Colombia/Canada, 11.25)
IRIS (2024, Canada, 17.00)
LESSONS ON FLIGHT (2024, Canada, 4.27)
LA TINAJA (2026, Colombia, Argentina, 13.00)
Le Consulat général de l’Uruguay à Montréal vous invite à mettre la main à la pâte lors d’un atelier consacré à l’une des douceurs les plus emblématiques de l’Uruguay : les alfajores ! Guidés par une cuisinière québécoise d’origine uruguayenne, vous apprendrez, étape par étape, à préparer ces délicieux biscuits traditionnels. Une belle occasion de découvrir la culture uru-guayenne à travers ses saveurs, dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Afin de favoriser une expérience privilégiée, l’atelier est limité à 16 participants. L’inscription préalable est obligatoire et implique un engagement à participer. Venez vivre une expérience gastronomique unique, partager un moment de découverte et repartir avec un délicieux savoir-faire uruguayen !
À l’occasion du Mois de l’héritage latino-américain, cet atelier pratique propose une immersion dans l’univers de l’arpillera, une technique de tapisserie politique et narrative née au Chili dans les années 1970. À l’origine, les arpilleras étaient cousues par des femmes sur des sacs de jute afin de documenter la résistance et la vie quotidienne. Elles sont depuis devenues de puissants symboles de mémoire collective et de résilience culturelle. Inspiré par la richesse des traditions artisanales, cet atelier invite les participantes et participants à découvrir cette pratique à travers une approche créative et accessible.
Flesh and Sound est un geste de courage, d'effort et de complicité. Partant de la question fondamentale
de l'écoute, ce duo présente une collection d'instruments ancestraux mexicains fabriqués à la main,
accompagnés d'instruments contemporains et amplifiés numériquement par une conception sonore
enveloppante. Profondément connectés, les deux interprètes produisent simultanément une partition
musicale et chorégraphique en direct. Les vibrations physiques et sonores construisent un pont à travers
le temps, évoquant l'imagerie de la cosmologie préhispanique et éveillant une conscience qui palpite
dans le moment présent. Ce spectacle de danse/concert hybride est précédé d'une installation
interactive qui suscite chez le spectateur un état d'esprit attentif et de contemplation. Les reflets de la
lumière, les textures et les paysages sonores créent un espace à la fois apaisant et stimulant, quelque
part entre une grotte sombre et une galaxie infinie.
L’équipe de recherche-action Musique Immigration et le festival LatinArte s’associent pour proposer un moment de rencontre et de réseautage autour des réalités vécues par les artistes immigrant·es au Québec. Le 5@7 débutera par une présentation du projet Musique Immigration, portant sur les défis liés à la professionnalisation des musicien·nes immigrant·es, suivie d’un panel réunissant Lara Klaus, Javier Asencio, Soledad Coyoli et Carmen Lienqueo. Plusieurs organismes culturels seront également présents afin de faire connaître leurs services et programmes destinés aux artistes ayant immigré au Québec. Évènement gratuit, réservation requise.
109 minutes / Uruguay, Bolivie, Pérou /Quechua et espagnol (sous-titré en français) / 2026
Nous sommes les cieux.
Clara est une jeune sage-femme quechua qui chante pour apaiser la douleur des femmes enceintes. Sa
mère, Ana, une sage-femme chevronnée, considère ce don comme un miracle des dieux. Après s’être
éloignée de sa mère, Clara décide de partir pour la ville. Pendant ce temps, la communauté est frappée
par la mort mystérieuse d’animaux et la destruction des récoltes, un châtiment qu’elle attribue au départ
de Clara. Ana décide de se rendre en ville pour la ramener.
Gabriel Schwartz est un musicien multi-instrumentiste brésilien qui maîtrise avec virtuosité les instruments à vent, à cordes et les percussions. Son album Solo a été finaliste au Prix Opus 2023-2024 dans la catégorie « Album de l’année – Musique du monde ». Son nouveau projet, intitulé Folk-Bossa, repose sur l’idée de fusionner la musique folk nord-américaine et la bossa nova brésilienne. Ce rapprochement des deux univers musicaux exprime le désir de créer un pont entre les cultures du Brésil et de l’Amérique du Nord. Le quatuor, formé de Gabriel Schwartz (flûte, saxophone, percussions, guitare 8 cordes, voix et loop station), Dominique Poirier (accordéon et guitare), Bianca Rocha (voix, ukulélé et percussions) et Sacha Daoud (batterie), présente son premier EP, intitulé Folk-Bossa. Ils invitent le public à un voyage musical inspiré de la culture traditionnelle brésilienne, à travers un répertoire composé de chansons en portugais, français et anglais, ainsi que de pièces instrumentales. Le résultat : une expérience sonore empreinte de douceur et de raffinement, tantôt contemplative, tantôt légère.
1h39 minutes / Mexique / Espagnol (sous-titré en français) / 2025
Nous sommes les mers.
À la fin des années 80, une famille composée de sept femmes de générations et d’idéologies différentes
se bat pour sauver la maison dans laquelle elles vivent et qu’elles sont sur le point de perdre en raison
d’une dette impayée. Nous suivons cette histoire à travers le regard de la plus jeune, Roberta, âgée de 8
ans, alors qu’elle s’engage dans un voyage de découverte de soi qui aura des répercussions sur le reste
de la famille.
OCEANICA est le nouveau concert-performance de Noé Lira, inspiré de son prochain album réalisé par Jean Massicotte (Lhasa de Sela, Jean Leloup, Patrick Watson). Dans une proposition où se croisent pop alternative, rythmes latins, mouvement et arts vivants, l’artiste québéco-mexicaine transforme la scène en un espace de rencontre vibrant et généreux. Portée par une écriture scénique où dialoguent voix, corps et lumière, l’œuvre navigue entre douceur et puissance, introspection et célébration. À travers une poétique de l’eau et du territoire, OCEANICA explore les thèmes de la résilience, de la transformation et du lien qui nous unit au vivant. Un spectacle immersif, humain et rassembleur qui invite à ralentir, ressentir et habiter pleinement le moment présent.
1h21 minutes / Pérou / Espagnol et anglais (sous-titré en français) / 2025
Nous sommes des montagnes.
Fernando est un jeune militant et doubleur originaire de Cusco, au Pérou. Son rêve : convaincre The
Walt Disney Company de lui permettre de doubler Le Roi Lion en quechua. Ce voyage l’amènera à
repenser son rôle de père et de militant, avec son fils de 8 ans comme compagnon dans cette aventure.
Deux joueurs de tennis se préparent à jouer le match final au Grand Championnat Mondial de Tennis. Tout au long de ce match, d’une durée d’environ 45 minutes, les 2 joueurs seront confrontés à des difficultés liées de près ou de loin à leur performance de tennis et leur popularité auprès du public. Pour ce faire ils passeront par plusieurs étapes afin d’aller chercher leur sympathie, en allant de situations clownesques et des prouesses technique de jonglerie.
Eva Ayllón porte le Pérou dans son cœur et à travers ses chansons exceptionnelles. Surnommée la
Reine du Landó, elle est une légende de la musique afro-péruvienne depuis plus de 50 ans. En 2019,
elle a remporté le Latin GRAMMY - Lifetime Achievement Award, un prix amplement mérité, après avoir
été nommée 10 fois dans la catégorie Meilleur album folk. La jeune étoile montante (et nommée aux
Latin GRAMMY) Daniela Darcourt ajoutera une touche festive à la soirée avec sa salsa péruvienne
unique. Dansez, chantez et vibrez au rythme du Pérou avec ces deux artistes exceptionnelles
Prix d'entrée disponibles à partir de 170,28 CAD
Je ne vais pas inonder la mer (60min) est interprété et chorégraphié par Sonia Bustos, sur scène elle est
accompagnée par quatre musicien.ne.s. Pour composer ce projet Sonia se nourrit d'une quête
identitaire, de ses souvenirs et de la relation intergénérationnelle entre femmes; marquée par le poids du
deuil de sa mère et sa grand-mère. Il s'agit d'un exercice d'évocation à travers le mouvement, une élégie
dansée qui cherche le partage d'une expérience sensible en exacerbant la présence des cinq sens.
Dans l'espace, la présence d'objets porteurs de mémoire accompagnent la narrativité du solo: une robe
de sa mère, une chaise et des œillets rouges sur une petite table, de la terre, un réchaud sur lequel du
café de olla (boisson mexicaine avec des épices) est en train de se préparer. Le tout dans une
installation quadriphonique et olfactive.
La poésie partout présente la Nuit bohème La frontière, le corps, la langue, territoires où s’ancrent nos imaginaires. Lectures croisées et causerie. Flavia Garcia, commissaire, est heureuse de réunir des auteurs et des poètes autour des notions de frontière, de corps et de langue comme espaces de création, de mémoire et de transformation. À travers des lectures croisées de leurs œuvres, et des discussions les participant·es exploreront les expériences de migration, d'appartenance, de transmission, ainsi que les multiples façons d'habiter une identité latino-américaine au Québec.
Au cœur d’El Barrio, sur la Plaza Saint-Hubert, cette résidence artistique donnera lieu à la création d’une œuvre murale conçue en dialogue avec le territoire et les communautés qui l’habitent.
Le projet s’inscrit dans une collaboration entre le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et Lira Arte Público, organisme établi à Santiago, au Chili. Ce partenariat vise à favoriser les échanges artistiques entre le Québec et le Chili, à créer des liens durables entre leurs milieux artistiques et à mettre en valeur l’art mural comme pratique ancrée dans l’espace public.
En lien avec la thématique Nous sommes territoire, l’œuvre invite à réfléchir à l’espace public comme un lieu traversé par les identités, les migrations, les mémoires et les appartenances, dans une vision du territoire comme réalité vivante et en constante transformation.
Vernissage et inauguration de la fresque (Dates à confirmer)
Visites guidées avec Toto Duarte (Dates à confirmer)
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